Chers amis, chers camarades,
 
En 2010, je rejoignais les rangs du Parti Socialiste en défendant une ligne sociale-démocrate, réformiste, progressiste et pragmatique autour de personnalités comme Manuel Valls. Nous avons partagé de beaux moments de combats et d’engagements politiques pour porter nos valeurs communes à la victoire en 2012.
Durant le quinquennat de François Hollande, nous avons, ensemble, connu des réussites et soutenus de grandes réformes. Très vite notre action réformiste a été entravée par les frondeurs. Incapable de faire de clarification dans notre ligne, nous avons subi des mois de conflits internes aboutissant à une primaire que personne ne voulait vraiment et nous privant d’un candidat représentant réellement nos idées.
 
Après sa victoire en janvier, Benoît Hamon a refusé de rassembler sa famille politique, préférant cliver en s’affichant aux côtés de ses collègues frondeurs (fussent-ils dissidents) et draguer l’électorat de Jean-Luc Mélenchon en tombant dans la démagogie et la gauche radicale.
Aux élections législatives de 2017, j’ai fait le choix d’aller apporter mon soutien à des candidats de La République En Marche (Gwendal Rouillard et Jean-Michel Jacques) mais aussi à des socialistes, Stéphanie Le Squer et Marie-Christine Le Mouël, qui tous s’emparaient de cette ligne progressiste qui me tient à cœur.
 
En juillet 2017, je prenais la lourde décision de quitter le Parti Socialiste, déçu de l'absence d'une attitude "d'union nationale" suite à la présence au second tour de la présidentielle de Marine Le Pen. 
 
Par la suite, j'ai participé quelques mois aux travaux de la République en Marche dans le Morbihan. J'y ai défendu mon idéal politique et fait la connaissances de personnes sincèrement investies derrière le président Macron. Cependant, la quasi absence de politique sociale, la verticalité à outrance du mouvement, et le fait que je ne m'y suis finalement jamais considéré comme à ma place m'ont poussé avant l'été 2018 à quitter LaRem et prendre du recul vis-à-vis de la politique.
 
Je suis alors (re)devenu un citoyen observateur de la vie publique et exprimant mon opinion régulièrement. Olivier Faure, nouveau premier secrétaire du Parti Socialiste, a impulsé la volonté de rassembler, de réunir celles et ceux qui souhaitaient porter des valeurs sociales-démocrates, sociales-écologiques. Je me suis parfaitement retrouvé dans cette volonté. J'ai donc souhaité réintégré ce mouvement début 2019. 

C'est donc fier de mes engagements et de mon parcours politique que je me suis réinvesti au sein du Parti Socialiste.