Ce mouvement, né le 17 novembre, portait initialement une idée de ras-le-bol cumulé quinquennat après quinquennat. Les hausses de taxes sur le carburant, initiées sous la présidence Hollande et que M.Macron voulait renforcer furent la goutte d’eau qui fit déborder le vase.

Pourtant très vite, cette mobilisation a commencé à montrer des aspects très contestables : blocages, effet de groupe pour imposer une attitude à ceux qui ne pensent pas comme eux, etc … en découlèrent les premières violences sur les Champs Elysées. Ces dérapages ont été commenté sans cesse dans les médias, expliquant qu’il s’agissait d’actes isolés, nullement représentatif du mouvement, … Et pourtant ! Du côté de l’Etat, la réaction est en décalage : on entends mais on ne change rien. Les oppositions saisissent l’opportunité et appellent à la manifestation, jettent de l’huile sur le feu. 

Le samedi 1er décembre, le dérapage s’accentua : la République fut attaquée. Les images de l’Arc de Triomphe ont choqué la population. Il ne s’agit plus de seuls casseurs, les images montrent bien des gilets jaunes qui suivent et expriment une sauvagerie : tags sur le symbole de la République, destruction et pillage du musée de l’arc de triomphe et de commerces, incendies de voitures et de cages d’escaliers d’immeubles. 

Les oppositions, elles, réagissent de deux manières : 

  • Les partis républicains appellent au calme, invité le gouvernement à apaiser et regrettent d’avoir attisé les tensions en appelant à manifester. 
  • Les extrêmes se réjouissent de la situation et soutiennent ce mouvement qui tend à l’insurrection. 

Le gouvernement prend alors la mesure de la situation : il est décidé de renoncer à la hausse des taxes, annonce une grande concertation sur la fiscalité écologique, etc … Un temps de retard. 

En face, un mur se lève : « ça n’est pas ce qu’on veut » – « ce n’est pas assez », etc … Quand de rares Gilets Jaunes acceptent de négocier avec le 1er ministre, ils doivent y renoncer croulant sous les menaces de mort, issues de leur propre camp… où va-t-on ?!

Désormais plusieurs porte parole GJ appellent à s’en prendre à l’Elysee, à mettre en place un pouvoir militaire, etc … c’est donc la République et notre Démocratie qui est attaquée ! 

Face à ces déclarations, aux sorties d’élus de la France Insoumise, de l’irresponsabilité dans les discours de nombreux politiques, j’ai sincèrement la peur au ventre en pensant à ce samedi à Paris. J’en crains qu’un drame ne se produise !

Les hommes et femmes politiques de ce pays, mais aussi les gilets jaunes et leurs représentants doivent appeler au calme, dénoncer les violences, être constructif, etc …

Il en va de notre avenir, de notre liberté. 

Mouvement des Gilets Jaunes : danger pour la démocratie

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