Chers amis, chers camarades,

En 2010, je rejoignais les rangs du Parti Socialiste en défendant une ligne sociale-démocrate, réformiste, progressiste et pragmatique autour de personnalités comme Manuel Valls. Nous avons partagé de beaux moments de combats et d’engagements politiques pour porter nos valeurs communes à la victoire en 2012.

Durant le quinquennat de François Hollande, nous avons, ensemble, connu des réussites et soutenus de grandes réformes. Très vite notre action réformiste a été entravée par les frondeurs. Incapable de faire de clarification dans notre ligne, nous avons subi des mois de conflits internes aboutissant à une primaire que personne ne voulait vraiment et nous privant d’un candidat représentant réellement nos idées.

Après sa victoire en janvier, Benoît Hamon a refusé de rassembler sa famille politique, préférant cliver en s’affichant aux côtés de ses collègues frondeurs (fussent-ils dissidents) et draguer l’électorat de Jean-Luc Mélenchon en tombant dans la démagogie et la gauche radicale.

Aux élections législatives, j’ai fait le choix d’aller apporter mon soutien à des candidats de La République En Marche (Gwendal Rouillard et Jean-Michel Jacques) mais aussi à une socialiste, Stéphanie Le Squer, qui tous s’emparaient de cette ligne progressiste qui me tient à cœur, n’en déplaise à certains.

Le 20 juin, le Bureau National du Parti Socialiste a entériné le fait que le PS se plaçait « clairement dans l’opposition » au gouvernement d’Edouard Philippe et à la présidence d’Emmanuel Macron. Cette position a été confirmée le 24 juin lors du Conseil National. Je suis en totale rupture avec ce choix et ce positionnement irresponsable eu égard de la responsabilité que doit nous donner la présence au second tour de la présidentielle de Marine Le Pen.

L’ancien premier ministre, Manuel Valls, qui s’est clairement inscrit dans la majoritaire présidentielle, a lui-même regretté ce qu’est devenu le Parti Socialiste avant d’annoncer qu’il le quittait.

Je ne renie rien de mon engagement dans ce mouvement, au contraire j’en suis très fier. Mais aujourd’hui le PS ne représente plus la ligne sociale-réformiste qui est la mienne. Je ne m’y reconnais plus et je ne m’y sens plus à ma place. En conséquence, j’ai pris la lourde décision de démissionner du Parti Socialiste à compter du 5 juillet 2017.

Je souhaite bon courage à mes camarades qui veulent tenter de le reconstruire et je leur conserve naturellement toute mon amitié. Je suis persuadé que l’avenir nous refera travailler ensemble.

Amitiés.

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Démission du Parti Socialiste.
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