Hier soir avait lieu, en mairie, le conseil municipal. Comme je m’y suis engagé, voici donc mon « journal d’un mandat », le numéro 2.

Et voilà un conseil municipal qui commence bien avec l’annonce par madame le maire (et oui il faut désormais l’appeler ainsi nous a-t-telle expliqué hier) que le bordereau portant sur les indemnités des élus est jugé illégal par le service de la légalité de la préfecture du Morbihan.

Quelques précisions : en plus du maire, des adjoints et des conseillers délégués, seuls les conseillers de l’opposition touchent une indemnité. Ils sont d’ailleurs indiqué comme « conseillers délégués » mais sans délégation sur le bordereau en question.

Bref, la préfecture juge cela illégal, mais madame le maire persiste et signe : elle va expliquer à la préfecture sa logique … Comprenne qui pourra.

Commence alors l’étude de l’ordre du jour.  La nouvelle majorité a décidé (et c’est tant mieux) de poursuivre la campagne de ravalement (qui a permis à Lochrist de se colorer), en étendant même le périmètre concerné.

Autre sujet abordé, la désignation de noms pour la commission communale des impôts directs (un tirage au sort restant à faire par la préfecture). Voilà un sujet qui n’aurait pas de raison d’être polémique, et pourtant ! Il est amusant de voir que le représentant « forain » qui doit être « domicilié en dehors de la commune » est également membre du conseil municipal.

Le vrai sujet épineux concernait les subventions. En effet, tandis que la commission s’était réunie sur le sujet il y a une semaine, les décisions qui y ont été prises ont parfois été modifiées pour le bordereau du conseil municipal. Sans rentrer dans le détail des cas, les subventions de la Compagnie des Forges, des Tricolores (culture), de l’USM et du club de Handball nous interrogent : baisse très importante et injustifiée pour certains, hausse justifiée par « l’effet coupe du monde » pour d’autres. L’opposition s’est interrogée sur cette pratique : désormais une association qui connaît une baisse d’activité verra-t-elle sa subvention être remise en question ? C’est ainsi que Mme Nicolas veut inciter nos concitoyens à s’investir dans la vie associative ?

Poursuite du travail lancée … par la majorité précédente. Après tant de temps à avoir dénigré l’action des mandatures précédentes, il est amusant de constater qu’en matière de politique à l’égard des écoles d’arts la nouvelle majorité applique la même méthode, avec des augmentations de tarifs classiques.

Une certaine impréparation ? Voilà bien un bordereau interrogateur. Madame Nicolas (le maire donc)  qui le 14 avril dernier faisait voter la représentation municipale au sein de l’OMIL (à l’époque M.Le Ray, Mme. Le Stunff, Mme. Rosin et M. Le Bourlout) vient de se rendre compte qu’il « est important que le maire puisse siéger à l’OMIL ». Conséquence ? Mme Le Stunff est priée de céder séance tenante sa place à madame le maire à l’OMIL. Regrettable que l’adjointe au sport ne soit pas représentée à l’OMIL (même si nous avons compris que M.Le Ray se fera « un plaisir de (la) représenter »). On peut tout de même se poser la question : pourquoi changer un mois plus tard la représentation de la commune à l’OMIL ? Madame Nicolas découvre subitement que « c’est important » d’y être ? Elle a soudainement un projet au long terme pour l’OMIL ? Ou peut être est-ce Mme Le Stunff qu’elle juge incompétente pour cette représentation ?

Un conseil municipal toujours aussi expéditif (sans doute leur marque de fabrique), qui est le théâtre de l’énervement de « madame le maire » face aux questions pertinentes de l’opposition, aussi bien sur le fond que sur la forme.

Journal d’un mandat N°2
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