Les résultats des élections européennes de ce dimanche 25 mai ont été un véritable choc. Le score du Front National, qui sort ainsi en tête d’une élection à un tour, a bousculé la vie politique française. Signe de la crise de confiance qui touche les Français vis-à-vis de leur personnel politique, de gauche ou de droite.

Dans ce moment difficile, ceux de notre camp qui dès les premières minutes de l’annonce de la défaite ont sauté sur leur téléphone ou leur ordinateur pour twitter, ou publier un article sur leurs blogs ou leurs facebook appelant à « une nouvelle politique » se trompent, et jouent à un jeu dangereux.

Huit semaines seulement après la nomination d’un nouveau gouvernement sous la direction de Manuel Valls, comment le Parti Socialiste pouvait-il connaître autre chose qu’une défaite ? Comment peut-on vouloir faire croire à un échec de l’action du gouvernement après seulement huit semaines !?

L’urgence est à l’unité, et non à la division. L’urgence est à poursuivre les réformes engagées, et à accélérer le rythme de notre action pour que les résultats arrivent au plus vite. L’urgence est d’être sérieux, crédibles dans le redressement de notre pays.

Plutôt que d’agiter le chiffon rouge, travaillons ensemble pour transformer, réformer notre pays dans la justice sociale et fiscale. Quand certains disent « vite un coup de barre à gauche toute ! », on peut constater là les oeillères de certains de nos camarades, qui ne voient pas que les Français, dans leur vote, non pas exprimer ce souhait !

Je souhaite donc que derrière Manuel Valls, et son gouvernement l’union et le rassemblement se fasse, voir au delà de la seule majorité socialiste : nos amis écologistes, nos amis communistes, et nos amis de centre et de centre-gauche avec qui la discussion et le débat reste possible. Ceux qui joueront la division, seront un jour comptable de ce choix.

Européennes 2014 : un séisme.
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