Durant le mandat à venir, je vais vous proposer de manière régulière un « Journal d’un mandat », sorte de carnet de bord critique sur les décisions d’Armelle Nicolas et de sa majorité.

Hier soir, 19H57, j’arrive en mairie pour assister, comme à mon habitude, au conseil municipal. Une fois de plus, les élus de la majorité et leur public sont déjà prêts et installés. 20H, le conseil municipal commence. A l’ordre du jour, les élus doivent plancher sur le budget primitif pour l’année 2014.

Tout commence par un vote unanime des taux d’imposition 2014, qui reste inchangés par rapport à 2013. On peut déjà s’étonner de ce choix, Mme Nicolas ayant expliquée durant sa campagne que la fiscalité communale était trop élevée, alors pourquoi ne pas la baisser ?

C’est lorsque le sujet de la ZAC des Forges arrive que le conseil revêt un aspect comique. D’abord, madame le maire prouve qu’elle ne maîtrise pas le sujet parlant d’un « budget qui à terme se serait soldé par du négatif ou du positif ». Elle semble ignorer que la loi oblige qu’un « budget zac » soit être équilibré. Il ne peut donc pas être « en négatif ou en positif ». De plus, Mme Nicolas a décidé de dépenser de l’argent pour rien. En effet, depuis une dizaine d’année que ce projet existe, toutes les études ont été faites. Et bien la nouvelle municipalité préfère dépenser 100 000 € supplémentaires pour de nouvelles études qui « viendront sûrement corroborer celles précédemment faites ». En revanche, aucune réponse n’est apportée aux riverains menacés par la falaise. Peut être attend-t-elle que leurs maisons soient tombées pour agir.

M. Labesse, adjoint aux finances, a tenu, alors qu’il présentait le « budget ville », à faire noter que le « coût de personnel représente une part considérable du budget« . Précision surprenante, qui pose question. Est-ce que cela veut-dire que puisque ce coût est considérable, il faudra le réduire ? Y aura-t-il des suppressions d’emplois ?  Bien que Madame Nicolas ait assuré que non, cette remarque trahit le positionnement clairement à droite de cette majorité.

Nous pouvons aussi noter l’absence de maîtrise des finances par l’adjoint qui n’a pas été capable d’indiquer à quel domaine correspondait une ligne budgétaire du BP 2014. Heureusement pour lui, madame le maire a volé à son secours.

Autre sujet qui a fait débat, c’est celui de la mise en oeuvre des rythmes scolaires. En effet, Mme Nicolas a expliquée que « compte tenu des délais très courts, [ils ont] envisagé différents scenarii qui ont abouti à la décision de mettre en application à la rentrée 2014 le projet mis au point par la majorité précédente » sous la houlette de Yves Péran. Il est amusant de constater qu’alors qu’Armelle Nicolas promettait une remise à plat des TAP pour la rentrée 2014 durant sa campagne, elle découvre soudainement qu’elle a fait une promesse qu’elle ne pouvait pas tenir. Mme Nicolas et son collectif auraient-ils fait preuve de démagogie ? Pensaient-ils réellement gagner ? On peut se poser la question.

Il est amusant également de noter la phrase de madame le maire : « Nous sommes ouvert au débat ». Belle idée, sauf qu’elle refuse tout simplement sa mise en application avec les élus de l’opposition, objectant par exemple à Christian le Bourdonnec qu’il était présent en commission et qu’il a eu l’occasion de poser ses questions.

Pour conclure cet article, je noterais la durée expéditive de ce conseil pourtant important puisqu’il s’agit des finances locales : 55 minutes.  C’est un peu surprenant d’expédier un tel sujet en si peu de temps.

Rendez-vous au prochain conseil municipal.

Journal d’un mandat N°1 : le budget expédié en 55 minutes
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