Lettre ouverte à Harlem Désir.

Capture d’écran 2013-10-19 à 21.00.16« Cher Harlem, Cher camarade,

Depuis quelques jours, dans les médias, nous n’entendons plus parler que de Léonarda, jeune fille que l’on croyait Kosovar jusqu’à il y a peu, qui avec le reste de sa famille a été expulsé du territoire après le refus de l’asile, et le rejet de tous les recours possibles. Afin de faire le clair sur ces évènements, le gouvernement a commandé une enquête administrative, rendue au ministre de l’intérieur ce samedi 19 octobre. Le Président, ayant pris connaissance du rapport, a rappelé que la loi avait été respectée, mais que les policiers n’avaient pas eu le « discernement » nécessaire pour agir. Ainsi, il a réaffirmé que la loi de la République devait s’appliquer, et même temps a offert une chance à Léonarda, elle seule, de revenir en France pour terminer sa scolarité.

Et là, que te passe-t-il par la tête ? Tu demandes que ses frères, soeurs et sa mère puissent venir avec elle. Mais que t’arrive-t-il Harlem ? Oublies-tu que la justice a décidé d’expulser cette famille, donc d’interdire au père ET à la mère de résider sur le territoire français ? Déjà la veille en appelant au simple retour de Léonarda, tu t’octroyais le droit de dire au gouvernement que faire dans ce dossier avant même que le rapport ne soit rendu.

Il est absolument inacceptable que le Premier Secrétaire du Parti Socialiste puisse appeler à ne pas faire respecter la loi. Tout cela pour quoi ? Pour satisfaire des lycéens, qui pour la plupart préfère la manifestation que les cours à deux jours des vacances ? Pour répondre à Jean-Luc Mélenchon ? Pour courir derrière l’extrême gauche ? Cette attitude n’est pas digne du Parti Socialiste. Je ne te comprends plus Harlem. On ne t’entend pas depuis la rentrée sur la polémique sur les Roms, sur la montée du FN à Brignole, sur la TVA, sur l’emploi, etc … Et là tout à coup, de quel sujet parles-tu ? D’une petite fille …

Comprends Harlem que je ne remet en cause le fait que les policiers n’auraient pas dû aller la chercher au pied du bus, mais avec ton attitude et tes propos appelant à ne pas faire respecter une décision de justice, tu participes à la montée du Front National, plus que tu ne luttes contre lui.

J’espère donc, cher Harlem, cher camarade, que tu reviendras à la raison.

Un camarade socialiste qui ne te comprend pas. »

Harlem, à quoi joues-tu ?
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