A travers ce congrès de Toulouse, nous avons voulu affirmer que militer, c’est d’abord décider de soi-même ; que le militantisme et l’action politique passe par le débat d’idée. Proposer au congrès un débat, c’est exercer notre droit, celui de choisir, de peser, d’exister et de militer librement.

Nous pensons que François Hollande, président de la République, a redonné à la gauche le sens de sa mission: rassembler le pays pour le transformer, remettre sur le métier les valeurs d’égalité et de justice. Pour autant le contexte, n’est pas à l’euphorie. Le gouvernement, la majorité et notre parti seront, durant les cinq années qui viennent, confrontés à des enjeux majeurs pour notre pays.

Pour nous, ce congrès doit être le déclencheur d’une mobilisation, celle des adhérents, des sympathisants, des électrices et des électeurs du 6 mai, ceux de la primaire. Qui dans notre parti pourrait considérer que les 60 engagements de François Hollande ne sont pas les nôtres ? Que nous ne soutenons pas l’action du gouvernement ? Militants libres dans un Parti libre, nous revendiquons le choix d’être des militants actifs, véritables vigies des engagements pris par la gauche pour les cinq prochaines années.

A l’unité au fond assez factice d’une Grande Motion et d’une entente de façade, préférons les débats au grand jour et battons-nous pour faire avancer dans la loi et dans la société, à travers un Parti Socialiste vigoureux, les promesses de François Hollande.

A quoi servons-nous, militants socialistes ? Telle est la principale question congrès, qui doit déterminer nos responsabilités :

  • Comprendre. C’est dans une société fracturée par le chômage, la crainte de l’avenir, la tentation du repli identitaire, porter les valeurs du progrès.
  • Vouloir. C’est mettre en mouvement le Parti en mobilisant adhérents, sympathisants, citoyens ; c’est oser le beau risque de la démocratie, dans notre parti, comme dans le pays.
  • Agir. C’est soutenir le gouvernement, mais aussi être le capteur des préoccupations des Français, et proposer parce que le Parti doit être porteur des grandes aspirations de la société.

Chère et cher camarade, le temps est revenu de faire entendre ta voix. Nous l’espérons pour qu’ensemble, nous soyons à la hauteur des exigences, des attentes, des demandes des Françaises et des Français.

 

Tribune : Motion « Toulouse, mon congrès »
Étiqueté avec :