Mercredi soir, un jeune homme de 25 ans a été tué mercredi soir d’une rafale de kalachnikov dans les quartiers nord de Marseille, à priori pour une affaire de trafic de drogue. Il circulait en twingo lorsqu’il a été abattu par une série de tirs.

Suite à cet évènement macabre, un de plus à Marseille, la sénatrice-maire PS Samia Ghali s’est exprimé, et  a demandé l’intervention de l’armée, ainsi que le retour du service militaire. Cette élue de terrain a laissé parler son coeur de Marseillaise, et son ras le bol de voir, régulièrement, la ville victime de ce type d’attaques.

Pour autant, l’armée n’est pas une solution, ni le service militaire. En effet, aujourd’hui, si nous (le gouvernement) décidions d’envoyer l’armée pour sécuriser la ville de Marseille, cela aurait un impact très précis : nous affirmerions alors que plus aucune autre solution n’existe, et que la ville serait un terrain de guerre. Ça ne doit jamais être le cas ! Quand à l’idée du service militaire, il n’apportera en aucun cas une réponse à la situation marseillaise, et à aucune situation de violences nul part.

Des solutions, il y a en. Cela passe tout d’abord par le système des zones de sécurité prioritaire, qui vont notamment permettre de renforcer la présence policière sur le terrain, et dans les cités. Aujourd’hui, il n’est pas acceptable que des personnes puissent empêcher que les forces de l’ordre d’entrer dans les cités. Il ne doit pas y avoir de zone de « non droit ».

Lorsque la sénatrice explique « Cela ne sert plus à rien d’envoyer un car de CRS pour arrêter des dealers. Quand dix d’entre eux sont arrêtés, dix autres reprennent le flambeau », il faut lui répondre que si on décide de baisser les bras, et de cesser d’envoyer sur place des hommes, et des moyens pour lutter contre ces actes de délinquance, alors cela voudra dire que nous abandonnerions les français, et les françaises qui vivent dans ces villes, dans ces quartiers, etc…

Cela n’est pas acceptable. D’ailleurs, le ministre de l’intérieur Manuel Valls a rappeler une évidence, mais qu’il faut parfois rappeler : « Il n’y a pas d’ennemi intérieur »Il faut restaurer la République dans les quartiers, avec de l’emploi, de l’éducation, de l’aide sociale, mais il faut aussi de la sécurité. On doit mener une politique qui réaffirme l’ordre républicain et qui rejette, qui lutte contre un ordre de la jungle, que les délinquants cherchent à imposer.

Et c’est aussi parce que la République doit défendre l’état de droit que l’on doit soutenir la police et la gendarmerie dans son action, et, comme le rappelait le ministre à La Rochelle le samedi 25 août, notamment lorsqu’on leur tire dessus, car « ceux qui leur tire dessus, ne le font pas au nom d’une révolte ou d’une révolution, ils le font parce qu’ils ne veulent pas que les forces de l’ordre interviennent dans les quartiers pour démanteler les trafics d’armes, de drogues, qui brisent notre jeunesse, et qui représente un ordre qui jette la République, qui jette l’état de droit, qui jette le progrès en dehors de ces quartiers« .

Voila pourquoi, la gauche et le gouvernement ne doivent pas lacher ce dossier, doivent continuer de lutter pour l’ordre républicain auquel à droit tout à chacun, et pas avec l’armée, mais bien avec les forces de l’ordre.

Marseille : Pas besoin de l’armée !
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